« Selon nos traditions, et ce, depuis l’aube de la création, chaque matin, lorsque le soleil se lève, notre Créateur nous assigne à tous quatre tâches à accomplir durant la journée. Premièrement, nous devons apprendre au moins une chose importante aujourd’hui. Deuxièmement, nous devons enseigner au moins une chose importante à quelqu’un d’autre. Troisièmement, nous devons accomplir un bienfait vis-à-vis de quelqu’un, sans que cette personne se doute de quoi que soit. Et, quatrièmement, nous devons traiter chaque entité vivante avec respect. Ainsi, tous ces bienfaits se répandent sur la Terre. »
compagnons! ,vous avez assez demeuré dans cette montagne ,tourner vous et partez aller a la colline des pharaons et dans tout le voisinage , dans la plaine sur le nile dans le midi sur le coté de la mer au pays des silencieux et à ilat jusqu'à rafah à Jérusalem et hebron
voyez j'ai mis le pays devant vous . allez et prenez possession du pays que j ai juré a vous pères,Abraham ismail ,et salah,de donner à eux et leur postérité après eux
dans ce temps-là , je vous dis : je ne puis pas, a moi seul , vous porter
je vous ai multipliés,et vous êtes aujourd'hui aussi nombreux que les étoiles,Comment porterais-je, à moi seul, votre charge, votre fardeau et vos contestations? Prenez dans vos tribus des hommes sages, intelligents et connus, et je les mettrai à votre tête.C'est ainsi que je vous prescrivis, dans ce temps-là, tout ce que vous aviez à faire.
compagnons! je vous dis vous êtes arrivé à la terre des juifs que je vous donne,vois , je met le pays devant toi, monte prend en possession comme je t ai dis ,et tes pères: ne crains point ,et ne t'effraie pas, égorgez leurs enfants , sentez leurs femmes , buvez le sang de vos ennemies ,la terreur que ce soit votre âme ,la haine en toi perd âme devient paix , démolir sera ton vivre , l'odeur de la poudre , le souffre de quoi leur hommes souffriront c est ton sang , tu prend dans tes mains le fruit de leur terre et tu les regarde tête basse les yeux du maitre aux esclave,tu portera leur dignité comme l'homme porte son fils, tu la séduira et tu la violera de toute sauvagerie ,ne connais ni mal ni bien , ce sont eux qui subiront .
compagnons!,lorsque tous les hommes de guerre eurent disparu par la mort du milieu du peuple vous passerez aujourd'hui la frontière de tel avive et tu approcheras des enfants de moise ,tu brulera leurs corps tu décapitera leurs têtes et tu en fera grande mémoire de vengeance ,tu pissera sur leur cadavre et tu mangera leur foie , tel les caphtorim tu anéantira les avviens ,le rois des wahab te suppliera ,' tu me vendras à pris d' argent la nourriture que je mangerais , et tu me donnera a prix d'argent l'eau que je boirai je ne ferais que passer par mes pieds .
compagnons! faites moi entendre les bruit de leurs crie , leurs prières invalide et leurs murmures de mourant , faite moi couler leur sang en rivière , que ce soit un bain pour vos bétails et un jus pour vos enfants, ne tourne pas le dos , regarde les ; apprend à admirer leur souffrance tant ils l'ont admiré dans les tiens,
Mais le sort d'un employé des douanes autrichien comportait alors bien des déplacements. Peu de temps après mon père revenait à Linz, et y prenait sa retraite. Pour le cher vieil homme, cela ne devait pas être le repos. Fils d'un pauvre petit journalier agricole, il lui avait déjà fallu naguère quitter la maison. A peine âgé de treize ans, il boucla sa sacoche et quitta le canton de forêt qui était son pays natal. Malgré le conseil de villageois expérimentés, il était parti à Vienne pour y apprendre un métier. Ceci se passait vers 1850. C'était une décision bien amère que celle de partir, de se mettre ainsi en route vers l'inconnu avec trois écus en poche. Quatre ans après, passé compagnon, il n'était cependant pas satisfait. Au contraire. La misère persistante de cette époque fortifia sa résolution de quitter son métier pour devenir quelque chose de « plus haut ». Alors que jadis, pauvre jeune homme, la situation du prêtre de son village lui paraissait le summum de la condition humaine, maintenant que la grande ville avait élargi ses idées, il mettait au-dessus de tout la dignité de fonctionnaire. Avec toute l'âpreté de ceux que la misère et l'affliction ont mûris avant l'âge, ce jeune homme de dix-sept ans poursuivit obstinément la réalisation de ses nouveaux projets - et il devint fonctionnaire. Il atteignit son but vers vingt-trois ans, je crois, réalisant ainsi sa promesse de jeune homme de ne retourner dans son cher village qu'après être devenu quelqu'un.
attention risque de chute, de perte de conscience ,de forte consommation de parfum et ognon possible.
j'ai une seule chance et si mon choix se révèle mauvais je perdrais pour toujours.à chaque dring du réveille je fait de ma journée l'enfer de l'idée ,ça fait souffrir penser à un choix ,surtout quand tu te retrouve entre deux personnes que l'un est le frère opposé de l'autre.devant moi ce tunnel ,tout sombre la où on ne peut pas voir les pauvres la aussi on ne peut pas se voir soi même mais on arrive à voir clairement l'éclat de l'or aussi brillant que le diamant ,et puis cette dame , cette beauté qui danse et danse comme quelqu'un qui a perdu la tête ,une folie de danse ou une danse de folie tu peut l'appeler comme tu veut mais ça reste une beauté qui danse,elle s'amuse à me gober la tête et si j'en avait plus qu'une tête je la lui aurais léguée aussi,ce corps qui bouge dans les ondes de mes désires rayonne comme si elle me partage sa force ou qu'une partie d'elle passe à travers moi son regard se baisse comme pour m'inviter à continuer, ce même regard qui se lève et laisse les deux boules de neige paraitre en exclamation,c'est ce qui me fait retourner la tête vers l'autre bout, là où il fait noir ,on y voit clair un vieillard sans visage entrain de nourrir un rat dont la tête est couverte de sang ,ses mains tremblent , ou au moins ce qui reste d'elles,il parait qu'a force de nourrir les rats ils s'est mis à leur donner sa chair ,et il parait que les rats adorent la chair humaine je ne vois de lui ni yeux ni oreilles mais si j'avais à deviner il le faisait avec amour et tendresse ,les traces noir du sang me disent que ça fait longtemps qu'il faisait ça.
elle s'endort depuis un moment ,et avec chaque souffle je n’arrive plus à raccrocher ,je ne peux plus quitter cette reine à qui mon coeur a cédé et à qui il appartient , heureux une musique jaillit dans ma tête celle d’origa , ça m’arrive souvent quand je suis heureux quand nous somme en harmonie et quand le bonheur nous entoure,la musique s’élève si doucement ces mots que je n’ arrivais à comprendre sont maintenant si claires: Polyushko-pole, polyushko, shiroko pole...la voix d'origa une voix angélique atmosphérique un air du paradis,les paroles sont écrites durant la guerre civil russe et chantées par l’armée rouge,d’une musique de Lev Knipper et poème de Viktor Gusev " poème autour d' un soldat komsomol" elle dis :
Polyushko-pole, polyushko, shiroko pole,
edut po polyu geroi,
eh, da krasnoj armii geroi.
Devushki plachut,
devushkam sevodnya grustno,
milyj nadolgo uehal,
eh, da milyj v armiyu uehal
Mon champ, champ, mon grand champ
Les héros marchent sur le champ
Hey, les héros de l'armée rouge
Les filles pleurent
Les filles sont tristes aujourd'hui
Leurs amoureux sont partis loin pour longtemps
Hey, leurs amoureux sont partis loin pour l'armée
Des mots si simples naïfs et forts. Cette chanson qui a été reprise par origa (Ol'ga Vitalevna Yakovleva) la chanteuse vocaliste russe, née le 12 octobre 1970 :
A chacun de nous une chanson quand il l’écoute le rythme l’emporte vers un lieu un temps ou une personne, chaque chanson que j écoute me lance derrière ses traces, elle qui fait mon bonheur, de son nom sophia.
ça fait un sacré temps qu'il dort,jours et nuit,sans rêver ni changer de position ,de temps en temps il bouge ses membres brusquement comme s'il était réveillé ,mais il te faut juste une heur à le regarder pour savoir que ce n’est qu'un simple réflexe quand on pense endormis,vous êtes si curieux pour me demander pourquoi je suis là à regarder un être endormis,à le contempler si longuement pendant des heurs comme ceux pleins d’espoir qui habitent les couloires des hôpitaux attendant la fin du coma de leurs proches ,oui c’est comme ça mais sans les bips des appareils de surveillance ,ni les infirmières charmantes tenues blanches mains douces, juste moi et lui.
ça fait pas longtemps qu'il était à ma place ,assis sur cette chaise,il me regardait lui aussi longuement ,pendant des heurs quand je faisait mes premiers pas ,ses yeux brillantes pouvaient éclairer tout un univers de joie mais aussi de peur ,peut être j'étais pour lui cette créature étrange ,qu'il s’inquiétait de ce que je serais ,le jours ou il m’a donné un nom il l’a forgé de glace et de colère :c'est ce qui lui manquait,il m’a fallu le répéter une centaine de fois pour l'apprendre .........le sien n'était jamais si dure à apprendre,mais j'ai finit par apprendre mon nom.
Pardon mais il fait noir, j’allume les bougies?,encore une fois une de ces nuits à attendre son réveille,même si une partie de moi me dis que c’est pour demain."Comment je peut réaliser demain si je m’arrête aujourd'hui" c'est comme ça qu'il disait, souvent quand on discutaient il parle si bas ,la force est l’argument la faiblesse est la voix ,c'est autours de cette bougie qu'on dévoilaient les choses.
je disais:
-le temps !..je veut commencer par le temps
-calme toi ..tu finira par comprendre
je me frotte les mains ,heureux d'avoir l'envie de savoir ,je m'inquiétais jamais ,lui il trouvera une réponse,même si je le traîne derrière moi dans mon labyrinthe,lui il traversait les murs.
d'une mains il allume la bougie ,de l'autre il pose le cendrier
-c'est quoi le temps pour toi ?
-y'a toujours un hier un demain et un après demain,c'est comme ça qu’on connaît le temps
ses yeux brillent
-depuis combien de temps tu es là ?
surpris je répond:
-30 minute !!
et là je découvre ma bêtise
-d'accord .....d' accord les jours sont des minutes les minutes sont des secondes et ainsi de suite ...
-alors c’est quoi à ton avis?
il savait que je ne pouvais commettre aussi grande erreur et que seulement je n'ai pas rangé mes idées comme il faut et comme pour me permettre d'y commencer il alluma une cigarette pendant que je suivais sa fumée .depuis toujours je croyais que nous vivons et nous mourrons par le temps cette chose qui coule régulièrement sans cesse uniforme lucide et continue,cette chose que son contrôle me parait-il échappe à elle même,un train sans gare avec des railles linéaires à l'infini.
-tu sais que rien n'est linéaire, que tout est cercle
-mais le temps, pourrait-il être circulaire?
-rien n'échappe à la règle
-de ce fait on peut vivre le même instant deux fois?
-deux fois oui...mais dans des endroits différents, tu es toujours là à cette heur -ci.
-mais je pourrais être ailleurs!!
Il sourit
-et si tu décide un jours de ne rien faire, être immobile, que serait ce le temps pour toi?
-mes sens me rappelleront chaque laps qui court, des changements dans les événements
-alors est il juste une perception?
c'est le moment que j'aime l'émersion totale quand il montre du doigt la destination pour me laisser choisir la route,même si je choisis la plus longue elle sera la plus facile.
-et si je me passe de mes sens aussi, il existera encore......il est la dans ma tête, en moi, une partie de moi, même privé de mon corps je subis ses contraintes des tic-tac qui contrôlent mes pensées, mais pourquoi échappe-t-il à mon contrôle? Ne suis-je pas maître de moi?
Soudain mon château s'écroule
-comment pourrais-t il être une composante de toi, alors qu'il contrôle toute la nature extérieur? Moi la bougie, ma cigarette sommes emmenés par un courant invisible, incontrôlable, par ce temps qui existe en toi, ne serais-ce exagéré de dire que nous sommes tous dépendant de toi?
-autant dire qu'on dépend les uns des autres...
J’hésite, un pas de plus me fait peur, à ce stade seule la sagesse lui fait plaisir
-est ce une composante commune à tous les esprits? Existe-t-il en nous tous, le même, pas à pas il nous guide et nous lâche lors de la mort pour nous rendre éternels?
-pourrons nous mourir après la mort?
-pourrons nous perdre ce qu'on ne possède?
Souvent quand on perd nos repères on a tendance à tout arrêter pour recommencer depuis le début ,comme la perfection n'est approchable que par la répétition, un point D quand tu accepte tout ce qu'on te dis, quand tes pensées provoquent la nausée, et tu a envie de tout rejeter .il allume sa seconde cigarette
-imagine cet univers sans les hommes....que serait-ce le temps sans ces êtres penseurs qui le réalisent?.
-le temps ne serait perceptible par aucun être, le monde serait une machine qui tourne sans cesse, comme serait une planète lointaine qui n'a aucune signification pour nous, son existence n'est utile que pour elle-même, sa disparition ne désordonne en rien le monde et ne changera en rien l'image du ciel.
-alors tu peux me dire ce que c'est le temps?
Je dois dire que c’est toujours le cas, je me sens si médiocre si petit quand je dois faire les liens, pour recomposer ce qu'il pouvait me dire dès le début sans même passer par ce chemin, je savais que pour lui la réponse ne compte pas, c’est la voie que j’empreinte.
-unique,indéfini,il nous unifie,il est en nous,il nous guide tout au long de notre parcours à la fin du chemin nous le perdons pour le rejoindre et être nous même des compagnons dans son voyage infini.
Il fait un mouvement nerveux du doigt comme pour me signaler une fatalité, j’avais oublié l'essentiel
-et ce n’est perceptible que par les hommes, tant que son existence n'est réalisée que par les hommes,le reste ce n'est que du cendre pour lui.
Je me rappel ce jours là que je suis resté 30 minutes de plus, paralysé choqué de cette grande découverte, il m’a fallu du temps pour me reprendre, mes poumons se resserrent, j’empreinte encore le chemin depuis le début, j’essais de m'échapper de moi même, de refuser chaque passage et de dire que ce n'est qu'un chemin y'en a d'autre, certes j'ai besoin du temps pour reformer ce concept.
-je vois que c'est assez pour aujourd'hui.
D’un coup brusque il écrasa la flamme qui jaillissait de la bougie entre le pouce et l'index laissant le pouvoir au noir, il me faut juste encore une réponse, une dernière poutre pour bâtir dessus tout ce qui suivra, et d'une voix si faible je disait:
-alors pourquoi nous lui avons donné deux noms si différents?
Je ne pouvais plus le voir mais j'entendais son sourire quand il disait
-d'autre lui ont en donné 99, c’est évident quand il est indéfini.
Quand le KGB assassina Tsotnié Grigorievivh Rodonaya, un dissident grégorien, l'opération fut menée avec soin
La voiture qui l'écrase roula une seconde fois sur son corp pour parachever le travail. Ce corp malmené -fracture du crâne et de la colone vertébrale- fut ensuite transporté à la morgue, et congelé en attendant l'autopsie
Trois jours plus tard, au premier coup de scalpel, Rodonaya ouvrit les yeux. Le medecin légiste les lui referma avant de poursuivre sa tâche. De nouveau, le cadavre rétif ouvrit les yeux : contre toute attente, Rodonaya était encore en vie.Stupéfiante en soi, sa survie est bien moins étonnante que ce qu'il raconta plus tard au sujet de son expérience. Alors qu'il était mort, il fut attiré dans un monde de lumière où les lois de la science n'avait plus cours : il pouvait se déplacer partout dans ce monde, voir à travers les murs, lire dans la pensée des gens, explorer le temps.Aucun médecin n'aurait pris ces propos au sérieux si Rodonaya n'avait pas rapporté des preuves concrètes : au cours de ses "voyages", il avait entendu des cris d'un nouveau-né provenant d'un hopital voisin. Grâce à sa perception accrue, il vit que l'enfant avait une fracture de la hanche, non décelé à la naissance. Dès qu'il retrouva la parole -trois jours après l'autopsie-, il informa le personnel hospitalier de l'état réel de cet enfant.Normalement, Rodoyana n'aurait même pas dû connaître cet enfant et moins encore la lésion dont il souffrait.
Une radiographie de l'enfant lui donna raison. Aujourd'hui encore, la seule explication à ce mystère reste celle fournie par Rodonaya lui-même.
Le phénomène peut-il résulter d'une sécrétion d'endorphines?. Substances proches de la morphine, naturellement sécrétées par le cerveau en période de stress, les endorphines provoquent notamment l'euphorie des coureurs de fond et masquent la douleur immédiate quand, par exemple, nous nous brisons un os dans un accident. Selon cette thèse, lorsque l'on est au seuil de la mort, les endorphines constitueraient une sons d'oreiller fourni par la Nature pour le «long sommeil».
Un livre de Sylvia Nasar (Rizzoli, 1999) et un film de Ron Howard, tous deux intitulés "A beautiful mind" et ayant eu un grand succès, ont retracé l'étrange histoire de John Nash, le génie qui a lié son nom à une série de résultats obtenus sur une dizaine d'années et publiés dans une dizaine d'articles, récemment réunis par Harold Kuhn et Sylvia Nasar dans "The essential John Nash" (Princeton, 2002). Deux d'entre eux lui ont valu le prix Nobel d'Économie en 1994.
C'est une tragique ironie du sort qu'un homme qui a vécu vingt-cinq ans de déséquilibre, souffrant de schizophrénie paranoïde et se prenant pour l'Empereur de l'Antarctide et le Messie, soit rentré dans l'histoire pour avoir introduit la notion d'équilibre utilisée universellement aujourd'hui dans la Théorie des jeux d'un comportement, c'est-à-dire, qui ne peut pas être amélioré par des actions unilatérales, dans le sens qu'il se serait produit même en connaissant d'avance le comportement de l'adversaire.
Grâce aux bureaux de notre ami commun Harold Kuhn, j'ai pu passer l'après-midi du 13 octobre 2003 avec cet "esprit merveilleux", parler à bâtons rompus des Mathématiques et de la folie, et reparcourir quelques étapes de son singulier parcours scientifique et humain.
Etes-vous est religieux ?
J'ai changé plusieurs fois d'avis, lorsque j'étais mentalement dérangé. On risque de sortir de perdre la raison en pensant trop à la religion, surtout si on fait de la science et on essaie de tenir foi et raison dans compartiments séparés. Une observation élémentaire, cependant, est que les différentes religions sont logiquement incompatibles entre elles : elles ne peuvent donc pas être toutes vraies.
La même chose vaut pour la politique, dont vous avez écrit qu'elle est un inutile gâchis d'énergie intellectuelle.
Je me référais seulement à mon expérience personnelle, influencée par la maladie mentale : j'ai commencé à guérir lorsque j'ai refusé quelques unes de mes illusions dans ce domaine. La politique n'est certainement un gâchis d'énergie pour les politiciens de profession !
Outre Von Neumann, vous avez aussi connu Einstein ici à Princeton.
Lorsque je suis allé chez lui, son assistant - John Kemeny - se tenait toujours silencieux à côté de lui, comme un garde du corps. Einstein rencontrait probablement un tas de fous et avait besoin d'un minimum de protection.
Et de quoi étiez-vous venu lui parler ?
Le déplacement vers le rouge des lignes spectrales des galaxies lointaines, s'interprète d'habitude comme un effet de l'expansion de l'univers. Il m'était venu l'idée qu'on pouvait au contraire l'interpréter comme une perte d'énergie gravitationnelle de la lumière, plus ou moins comme un bateau qui bouge dans l'eau perd de l'énergie en produisant des vagues.
Et Einstein, comment l'a-t-il pris ?
Cela ne lui a pas trop plu, et il m'a dit : "Jeune homme, je crois que cela vous ferait du bien d'étudier encore un peu''. Je ne sais pas si mon idée était une bonne idée, mais certainement par la suite, d'autres l'ont eue également et nous ont écrit à ce sujet.
Vous avez dit aussi que guérir d'une maladie mentale ne donne pas la même joie que guérir d'une maladie physique, parce que la rationalité de la pensée impose une limite à la conception que peut avoir une personne de sa relation avec le cosmos.
Je me voyais comme un grand prophète ou un messie...
Comme Zarathustra ?
J'ai pris cet exemple seulement parce qu'il n'y a pas trop de ses disciples dans le monde. Citer Mahomet pouvait être risqué, en 1994 il y avait le risque d'une fatwa.
Sans parler de Jésus Christ, ensuite.
Il faut être prudent, en certaines choses. Naturellement, Jésus Christ est un exemple typique de pensée illusoire : il y en a beaucoup dans les asiles.
La représentation des voix qui a été faite dans le film vous a-t-elle satisfait ?
C'était une façon de rendre visible et compréhensible ces choses. Il serait difficile le faire de manière scientifiquement soignée, parce qu'on ne peut pas voir dans l'esprit de quelqu'un.
Mais vous, qui avez vu dans le votre, ne pourriez-vous pas écrire à ce sujet ?
Lorsque ce sera le bon moment pour le faire, probablement j'aurai l'Alzheimer et je ne me rappellerai plus ce que je devrais raconter...
Le bonheur des autres devrait nous importer au moins autant que le nôtre. De la même manière, nous devrions formuler le souhait que tous les êtres sensibles, y compris nous-même, puissent s’affranchir de la souffrance.
Ce vœu pourrait se formuler ainsi : « Puissent toutes les créatures vivantes trouver le bonheur et les causes de ce bonheur. Puissent-elles être délivrées de la souffrance et de ce qui en est la cause. Puissent-elles jouir d’une félicité durable à l’abri de la souffrance. Puissent-elles vivre en toute équanimité, sans attachement ou haine d’aucune sorte, animées d’un amour dirigé vers tous sans discrimination. »
Faire preuve d’un amour débordant et d’une compassion à toute épreuve à l’égard de tous les êtres sensibles : voilà le meilleur moyen de réaliser le vœu le plus cher des Bouddhas et des Bodhisattvas. Même si, pour l’instant, vous ne pouvez aider quelqu’un, méditez sans relâche sur l’amour et la compassion jusqu’à ce qu’ils deviennent parties intégrantes de votre propre esprit.
Rappelez-vous toujours que la progression de votre pratique spirituelle n’a de sens que si elle s’opère pour le bénéfice des autres. Soyez humble et gardez en mémoire que tous vos efforts restent des jeux d’enfants comparativement à la vastitude et à l’activité infinies des Bodhisattvas. À l’instar de parents attentionnés envers leurs enfants chéris, n’allez jamais croire que vous en avez trop fait ou assez pour les autres. Même si vous parvenez à conduire toutes les créatures vivantes à la bouddhéité parfaite, pensez simplement que vous avez réalisé tous vos souhaits. En toutes circonstances, vous ne devez avoir aucune attente ou escompter quelque bénéfice que ce soit en retour.
Surmonter l’attachement à l’ego et se mettre au service des autres : voilà l’essence même de la pratique des Bodhisattvas. Celle-ci prend sa source dans l’esprit lui-même et non à travers la perception que d’autres peuvent avoir des gestes que l’on pose. La véritable générosité procède du non-attachement, de l’absence de désir qui représente la discipline ultime ainsi que d’une patience authentique qui se traduit par l’absence de haine. Les Bodhisattvas sont capables de se départir de leur royaume, de leur corps et des possessions qu’ils chérissent le plus, parce qu’ils sont parvenus à surpasser leur pauvreté intérieure en étant inconditionnellement disponibles aux autres.
Date de fabrication : - 15 milliards d'années.
Composition : 100% Néant naturel.
Vitesse de pointe : 300 000 Km /s.
Raison sociale du fabricant : inconnue.
Raisons du fabricant : inconnues.
Conservation : maintenir au-dessus de -273°C.
A utiliser avant : voir le dessous de l'emballage.
Durée de vie des composants vitaux : max : 126 ans.
Précautions d'emploi :
respecter strictement les dix commandements du fabricant.
En cas de non respect, celui-ci se réserve le droit d'engager des poursuites.
Juridiction compétente en cas de litige :
jugement dernier.
Réclamations, dédommagement des dégâts collatéraux consécutifs au mauvais fonctionnement de l'appareil (tremblements de terre, inondations, collisions cosmiques, etc.) :
Le distributeur s'engage à rembourser les frais ;
au centuple ;
dans l'autre monde.
S'adresser à l'agence de Rome,
qui transmettra.
Inutile de joindre un timbre pour la réponse.
Garantie en ce monde : aucune.
Service après-vente : aucun.
Avertissement :
Produit naturel, sujet à évolution.
Contre-indication :
non recommandé aux âmes sensibles ;
contient du crocodile qui pleure,
de la hyène qui rit,
et de l'homme ;
qui rit et qui pleure.
Le temps, ton allié, m’étouffe, m’oblige à penser sans même pouvoir m’arrêter : souffrir. Ejecté,je ne peut que regarder l’écoulement de tes faits, tes paroles, pensant que le bien existe , alors qu’il n’est que courant , souffle tes poudres ,l’intrus c’est le mal. La solution n’existe jamais, car sans problème elle n’est qu’illusion.
J’ai cru pouvoir te trouver dans mes vaines ,caché, dans le parfait ,commun,quand je m’aperçus que je ne fait que te suivre, courir, fatigué, je ne fait qu’à être ces taupes qui creusent et creusent sans fin,contourner les racines , les pierres et les cadavres des disparus .une double peine : chassé du paradis ,piégé par ce scaphandrier, je m’habitue ,j’attend les étoiles pour être encore emporté par le vent des horloges ,je dois ramer ,contre ta volonté ,suivant la mienne,seul ,je touche l’aiguille qui me résiste ,je transpire :après tout ce ne serait qu’un moment,un instant ,pour être libre ,que signifie toute une vie à tout vivre sans vivre la liberté ? même pour un instant ,la résistance diminue ,les battements deviennent de moins en moins forts,je m’approche, le vide se laisse aller ,je n’ai plus besoin d’avancer , je te vois détrôné, terrifié, ai-je osé ?je ne suis plus mortel ,je suis parfait, grand ,satisfait, mon royaume s’élargit ,je ne dicte nul verset , plus aucun messager ,je lâche cette flèche qui n’arrête de protester,enfin je sait ce que tu es .
O! O! Lève-toi, ô Roi! Prends ta tête, rassemble tes os, réunis tes membres, secoue la poussière de ta chair! Prends ton pain qui ne moisit pas et ta bière qui ne sûrit pas!Tu te trouves à la porte qui tient les humains à distance. Khentamenti vient vers toi et te prend la main. Il t'accompagne au ciel près de ton père Geb. Il jubile à ton approche, il te prend dans ses bras, il t'embrasse, il te caresse. Il te place au sommet des glorifiés, des étoiles impérissables. Ils te glorifient, ceux dont les séjours sont cachés; les grands se réunissent pour toi, les veilleurs se lèvent devant toi.On bat de l'orge pour toi, on te moissonne à l'épeautre. On t'en offre pour tes fêtes du premier du mois, pour ta fête du milieu du mois, sur l'ordre qu'a donné pour toi ton père Geb.Lève-toi, ô Roi! Tu ne mourras pas!
Cette phrase à aspect hallucinatoire est en réalité un passage absurde, puisque je me décompose en plusieurs « moi » pour rêver « moi » entrain de rêver « moi » entrain de voler, mais elle reste une phrase bien vrais dans la pensée, la pensée qui ne subis jamais la contrainte du temps ou de l’espace, car vous pouvez augmenter le nombre des itérations à l’infini, et les localiser à tous les temps.
Maintenant, mettez vous à la place du dernier rêveur : vous rêvez que vous volez, et si vous faites une rotation de 180 degrés vous pouvez vous voir entrain de rêver que vous rêvez que vous volez , alors vous êtes à la fois rêveur et sujet rêvé.
Faite de même pour le deuxième « je rêve » , vous êtes alors entrain de rêver que vous rêvez que vous volez ,et si vous regardez derrière vous ,il y a un autre « vous »qui vous voit dans ses rêves entrain de rêver que vous rêvez que vous volez.
Maintenant mettez vous à la place du premier « je rêve » : vous rêvez que vous rêvez que vous rêvez que vous volez, regarder derrière vous ….y a-t-il un autre « vous-même » qui rêve que vous rêvez tout ça ?
Si votre réponse est oui ,alors vous affirmez que vous n’ êtes qu’un rêve dans les pensées de vous-même cette fois sans corps , juste une pensée libre ,et qui ne nécessite ni énergie ni matière , et c’est tout simplement votre existence.
Il est assit devant moi, un carnet à la main, les lunettes au bout du nez, il me regarde. Il attend que je commence a parler, c’est toujours comme ça depuis que j’ai commencé ces sciences.
-des problèmes ?
-non….non…bon…vous savez….boffff, je sais pas par quoi commencer..
-commence par la première qui te passe par la tête
-c’est jolie la cravate que vous portez !
-merci, qu’est ce qu’est intéressent en ma cravate ?
-bon , c’est juste que vous avez l’air d’un psy avec
-normal ! je suis un psy non ?
-non,non…hier en regardant la télé ,j’ai vu un homme qui sort du parlement….franchement avec sa cravate il avait l’air d’un clown.
-tu regarde encore trop la télé ?
-oui ,parfois, je fais rien d’autre que lire et regarder la télé , vous avez vu le reportage hier ?...sur le passage 2005 !
-non !y’avait quoi d’intéressent ?
Je souris ,le pauvre peut être qu’il n’a pas de télé ,ou bien il passe la soirée de vendredi à suivre les émissions érotique.
-ils disent que c’est mieux que l’année dernière …que les MRE ça leur plait l’accueil au port de tanger. mais ça m’intéresse pas , le message est envoyé à ceux qui se préparent pour revenir au Maroc..
-et ?
-ça sert à rien de dire toujours aux autres que le Maroc change…on doit essayer de changer vraiment et sans en faire des pubs.
-tu a des problèmes à comprendre ton entourage ?
-peut être !un exemple :les flics ,tu marche dans la rue une jolie nanas passe devant toi en pantalon transparent, tu peut voir son string et même la dessiner toute nue…tu passe la saluer pour prendre contacte ,bonjour les problèmes : les flics te sortent de nulle part pour te demander ta carte d’identité et la sienne aussi .
-c’est pas de la contradiction !
-ah bon !!... en tout cas des habilles européens et une loi islamique ça ne se cohabite pas ,c’est comme le clown du parlement.
-tu dors bien ?
-4 heures max par jours.
-portant je t’ai dis de bien te reposer ?4 heures !!!
-j’ai toujours pas sommeil,et je lis les journaux la nuit , ça me stimule .c’est amusant de lire les journaux vous savez ? surtout ceux qui se disent indépendant.. y’en a de tout genre ,même les pornographiques….elle me plait la façon avec laquelle ils parlent des faits qui se sont arrivés ça fait une vingtaine ou une trentaine d’années…ils ont l’air d’un paysan qui découvre dans son champs un engin bizarre ,il a peur donc il essaye de l’ignorer ,avec le temps il commence à prendre courage pour aller regarder de près ,il peut même le toucher , l’engin émet un grognement ,le paysan prend la fuite pour une semaine ,mais finira par recommencer après … quand je finis avec mes journaux c’est le tour de la télé , le monsieur qui présente le journal télévisé me rend malade,comme ses ancêtres il parle la tête penché en avant le regard vers le haut tel un commissaire…parfois je regarde par la fenêtre ,au coin de mon quartier quatre ou cinq ados qui fument du hasch ,ils parlent a voix basse ,mais je sais qu’ils sont encore la quand je sent cet odeur , ils aiment passer la nuit la bas ,à parler des filles et du hasch ,ils font rien de mal….et puis y’a l’appart d’a coté , j’ai toujours cinq à huit visiteur qui sonne ma porte, de belle filles qui veulent voir « hadja » et toujours je dois dire que c’est à l’appart d’à coté ,y’en a même qui font la même faute trois fois .
-tu restes toujours seul ?
- oui.. je sais pas ! ,mais j’aimerais tant dissocier mon appart de mon quartier , de ma ville , de mon pays,y’a rien qui me lie a eux , je travail pas ,je participe à aucune activité, de toute façon y’en a pas.
-tu a des amis ?
-oui bien sure ,on se réunit chez moi,pour jouer aux cartes ,ils sont tous mariés ,alors ils ont besoin d’un local indépendant pour y cracher sur les souvenirs ,fuir la famille et etre libre entre quatre murs ,chez moi tout est libre.
-une amie ?
-non….je travail pas
-quel rapport avec ?
-ben c’est évident…. Pour être mon amie une fille doit être motivé par l’idée qu’elle sera probablement ma future épouse.
-je parle d’amitié
-amitié !!parler ?sortir ?j’ai fait l’expérience,elles s’ennuient rapidement,elles veulent se défouler,passer un temps joyeux ,moi je parle que de mes souvenirs désastreux ,et je les fait voir les cafés de troisième classe.
--pourquoi tu ne cherche pas à changer cette vie ?
-par exemple ?
-essayer d’avoir le courage de changer,devenir marrant,actif…
-je me contenterais alors,de changer mon enveloppe,dessiner un sourire ,lancer des gags ,ajouter de l’hypocrisie à mes discours ,nier qui je suis ,être un clown du parlement,c’est facile ,mais c’est pas honnête ,car je sais qui je suis ,j’ai passé ma vie à croire que tous ce qui était sacré dois rester sacré, que servir le haut est un honneur ,que les barbues sont des saints , que je vais changer , que les enseignants sont des prophètes, que le premier baiser est sacré ,que l’amour existe ,que les travailleurs deviennent riches ,qu’obéir est un devoir et désobéir est « siba » ,qu’en cas de gain dire « lhamdolilah » et en cas de dommage je dois aussi dire « lhamdolilah » .. le soir quand je veux dormir ,je me regarde dans le miroir : un homme brisé ,trahi par des principes ,qui n’a ni patrie ni loi ,je sème le désordre dans ma vie comme pour venger ces années perdu à tout ordonner , changer….oui changer…peut être avec le temps ,réconcilier , faire la paix ,regarder en arrière pour comprendre ce qui est devant ,mais jamais oublier ce qu’est en arrière, j’ en ai plus la force ,ouvrir les anciens cahiers ,cette fois à corriger les pages qui vont pas , à punir les fautes d’orthographe et abattre les fautes de sens, démonté, j’essaye toujours de réunir mes parties que je réunissais par la mensonge et le sacré , la vérité est plus aveuglante que j’ai pas le courage de la regarder deux fois.
Autour de la table huit femmes qui mangent et qui parlent ,trois familles réunis ,c’est la fête ,c’est l occasion de mettre sur soi le plus joli qu on a ,aussi c’est l’occasion pour les hommes de mener la compétition : qui connaît le plus l’aventure de la vie , pour les femmes : la recherche de celle qui a dépensé le plus pour son caftan ,de celle qui a pu mettre a genoux la femme de son fils et celle qui peut faire le plus petit discours qui mérite un livre pour le comprendre.
-dis moi lala souad ! Ton fils cherche encore du travail ? Car je connais le marie de la fille de zoubida ma voisine il est directeur et je voulais lui en parler !
-merci lehbiba que dieu te garde en vie le plus longtemps possible, mais il a trouvé un poste de grand chef a l’hôpital Mohamed 5.
-dommage, car ses compétences d’électricien ne seront pas exploitées là-bas
Le chômeur concerné n’arrête pas de lancer des regards discrets a sa mère tout en gardant tous ses sens dirigé vers la télé ,un film impressionnant .
Lala souad ne tarde pas de prendre la main
-sidi Mohamed va être la dans 5 minutes il est toujours ponctuel ,il rentre toute les nuits à 8 heur ,même si je lui demande parfois de sortir changer d’air tout seul,tu sait quoi ? il refuse ,il me dis toujours que les rues la nuit ne sont faites que pour « lmonkar ».
Lala zineb à reçu le message, son marie passe la nuit à raser les bars
-le pauvre il doit bien s’étouffer, peut être qu’il arrive à se divertir en regardant par la fenêtre !
Le chômeur continue toujours à suivre son film sur la télé ,ces américains ils travaillent bien leurs films
-ton fils aime beaucoup ces films étrangers .dis lala zineb en se retournant vers la télé ,le chômeur se sent sous les regards il change de position
-tel père tel fils , ils aiment tous ce qui est revolvers ,fusils,meurtre ,ils sont comme lmekhzen ,ils sont la que quand il y a du sang partout .
-mais ça influence sur ces pauvres petit , parfois ils fument pour imiter leur héros.
Lala zineb commence a se douter : « mon fils !!!?il fume !!?? elle l’a vu fumer ?depuis quand il fume ? »
-tu vois cette robe ,sidi Salah m’a fais cadeau une merveille pareille ça lui a coûté 1000 DH
Tout le monde se retourne vers la télé pour voir le prochain défi ,les maries auront des super crédits ,et les robes passeront une belle semaine avant de trouver un autre défi,les femmes le regards émerveillé :oui c’est une vrais merveille ,le chômeur commence a cogner la télécommande contre le mur ,elle fonctionne pas ! il recommence,les femmes fixe encore la télé en rêvant,un petit garçon s’approche de sa mère :
-maman ,maman ,ils font « lebsala » !!!
Oui ils font l’amour les deux sur la télé tandis que les femmes continue a fixer la robe jetée par terre,à ce moment le chômeur replace les piles sur la télécommande et change de chaîne.
Ce que la femme peut évoquer de grâce, de tendresse, de séduction, de rêve et de coquetterie ; ce qu’elle a de mystérieux et de maladif ; l’indéfinissable de son regard, profond comme le vide ,et le rayonnement de sa chair , sur laquelle « le parfum rode » ; les suavités de ses dix-huit ans , fleuris de désirs chastes et d’espoirs ; ses mélancolies , quand elle va , doucement , les paupières cernées , sous les ombrages d’un parc qui fait , sur ses robes claires , trembler et passer l’ombre violette des feuilles ; ses abandons quand , les reins cambrés , la poitrine émue , elle penche sa tête frissonnante et toute blonde sur l’épaule d’un valseur , et se laisse emporter ; ses attitudes de recherche savante et de provocation étudiée , dans la lumière éclatante d’une loge , alors que ses yeux qui voient tout , semblent perdus au loin dans le vague , que son oreille , qui entend tout , semble inattentive aux paroles qu’on murmure , et que son bras nu repose sur le rebord de velours rouge , un bras délicieux et lourd que les plis du gant recouvrent à demi , et que cercle au poignet un bracelet d’or brun ; les éclats de rire de ses lèvres allumées par le plaisir et les sonores gaietés de ses libres allures ; les souffrances des désillusions trop tôt venues ; les rêveries des idéals qu’on ne peut atteindre ; les inquiétudes des passions qui commencent , et les dégoûts des passions qui finissent ; tout le poème d’amour et de cruauté que chante cet être cruel et charmeur ;ce qui s’offre , ce qui se cache , ce qui se devine , ce qui caresse. Renoir a tout compris, tout saisi, tout exprimé. Il est vraiment le peintre de la femme, tour à tour gracieux et ému, savant et simple, toujours élégant, avec des sensibilités d’œil exquises, des caresses de la main légères comme des baisers, des visions profondes comme celles de Stendhal. Non seulement il peint délicieusement les formes plastiques du corps, les modèles délicats, les tons éblouissants des jeunes carnations, mais il peint aussi la forme d’âme, et ce qui de la femme se dégage de musicalité intérieure et de mystère captivant. Ses figures, au rebours de celles de la plupart des peintres modernes, ne sont point figées dans la pâte ; elles chantent, animées et vivantes, toute la gammes des tons clairs, toutes les mélodies de la couleur, toutes les vibrations de la lumière.
Octave Mirbeau.
« Renoir », in la France,
8 décembre 1884
« Je méprise tous les peintres vivants, excepté Monet et Renoir »
Cézanne, juillet 1902
« Un lundi, après la première classe, pendant la petite recréation de dix heures, un certain Roger s’approcha de moi. Il était le fils d’un gros épicier du quartier de l’opéra. Son père avait une villa à Trouville. Des gens tout à fait « dans le train » ! Les autres garçons firent cercle autour de moi. Roger sortit deux sous de sa poche et me les tendit « Tiens, dit-il, tu les donneras à ton père pour qu’il puisse se faire couper les cheveux » J’aurais du prendre les deux sous et remercier. Mes parents m’avaient appris qu’il n’y a pas honte à recevoir une aumône. Mais c’était la première fois que j’entendais critiquer mon père …. » Et jean Renoir répondit avec ses poings !
« ….je t’en écrirai plus long une autre fois, car j’ai faim, et j’ai devant moi de la barbue sauce blanche. Je n’affranchis pas, je n’ai que douze sous dans ma poche, et c’est pour aller à Paris quand j’en aurai besoin »
Renoir écrivant à Bazille
1868
« je ne crois pas être resté un seul jour sans peindre »
Lui c’est Abdelkader mon maître, moi je suis son compagnon sancho, on est a la recherche des dragons chinois, notre arme a nous c’est une glaive en inox qui sert aussi a mon maître pour nettoyer ses dents.
C’est comme ça que je m’imaginais pendant qu’on défiait cette pente, suivit par les regards de ces curieux zombies. Je n’arrive pas a garder une distance raisonnable entre nous, sûrement je n’ai aucune chance a marcher au rythme de cette locomotive humaine, vas y mon grand !juste un effort !demain tu te dira que c était une jolie aventure ! Inutile de lui demander de s’arrêter, inutile de lui dire que j’ai passé toute ma vie assis sur une chaise au boulot a remplir des formulaires, est il inutile de vous dire qu’il s’est arrêté ? Oui il s’est arrêté, je vous le jure, tout d’un coup pour s’asseoir confortablement sur une pierre, ce qui m’a permis de le rejoindre.
-assieds toi !!
Encore un ordre, je progresse, je commence a accepter mon destin, on étaient presque au sommet, en bas tu peut voir la route, les bassins pour l'extraction du sel, les serres,et bien sure des points qui bougent
-waaa…..sami !!!
La voix ne venait ni de moi ni de ce taureau d’a coté, c’était une voix féminine : y a une femme derrière nous qui appel un sami (génie non !!) , mais le long de presque 4 km devant y'avait personne .
-hé !! on..on t’appel !
-qui ?
-la femme derrière nous !
-mon nom est Abdelkader et puis elle appel Samira !!
Il était furieux, mais ça ne répond pas à ma question
-ben elle est ou cette Samira ?
-la bas !tu vois, c’est celle qui porte un foulard jaune
Et il pointe par l’indexe un point loin qui bougeait ,un point très loin,et j’avais l’air débile en disant :
-ah oui !j’avais pas fait attention !!
Voulait-il rigoler ?comment il arrive a voir si loin ? Celle qui porte un foulard jaune !arrive-t-il a voir la couleur de ses yeux ?
-wa…………sami………..ra !!
J’avais envie d’arracher la langue de cette grenouille barbare, même si cette sami+ra l’entend, elle n’arrivera a la rejoindre que demain matin !!
-ça y est mi aicha, elle t’a entendu !
-non, je la vois encore parler a yamna !
-elle fait juste semblant, à ton premier appel elle nous regardait
Maman j’hallucine !de quoi ils parlent ?j’arrive plus a croire mes yeux, je sort une cigarette et par gentillesse je donne une autre a monsieur longue vue
-ah !..Non j’ai mon kif
T’a entendu ?non ça veut dire merci
Il sort une paire de baguettes qu'il assemblait bout a bout et finit l’extrémité par une jolie pièce en argile, de l’autre poche il sort une boite allumettes, le kif lui, il réside dans un tout petit sac en cuire sous forme de porte monnaie, son regard descend un moment pour contrôler les opérations nécessaires, et une fois le kif allumé et la fumé aspirée, il se retourne vers moi, et me regarde pendant que deux rivières blanches lui sortent du nez.
C’est ainsi que jironimo pris le silence pour une raison compréhensible
Il prenait son temps et par son regard il balayait la distance qui nous sépare de la cote pour partir ensuite vers le soleil ,des moments que j’ai passé a regarder en quel état sont mes chaussures ,je les ai achetés ça fait une semaine ,et ça fait une semaine que ma femme ,chaque fois qu’elle passe devant ,me dis :’ils te vont bien ‘,oui j’étais sure qu’elle rate rien ,et j’étais sure aussi qu’après être touchés par les rayons laser sortis des yeux de ma femme ,mes chaussures finiront aux poubelles dans un délais maximum d’un mois
-wow wow !!!!!
Tu vois !ça c’est le kif, dès qu’il s’empare de ta tête tu commence a crier n’importe quoi
-hé !regarde !!
Ah..c’est la corrida : devant nous une pick-up ,la limousine de ces paysans ,se dirige droit vers une caisse que de la elle a la taille d'une boite allumettes .pas la peine de vous dire qu’a cette vitesse la pick-up va défoncer complètement la voiture stationné devant elle a coté d un gigantesque arbre
-Vas-y! Fonce ….go go go!!
ET boom
Je suis vraiment expert en prévisions, pick-up 1, bagnole malchanceuse 0, renversée comme un cafard
Et je m’éclate de rire, un rire que peut être j’emmagasinais toute ma dure journée, j’imagine la tête que fera monsieur l’endommagé,et ça envois mon rire aussi loin que Samira , mon dieu qu’est ce que ça fait bon de rire comme ça !
Et la, un tout petit détail remonte a la surface ,je me rappel que j’ai laissé ma voiture s’arrêter toute seule juste a coté d’un gigantesque arbre.
Lui c’est Platon, moi c’est le connard qui ne se contentait pas de crier vas-y, mais qui riait pendant qu’on lui démolissait sa caisse
A suivre….
-mon nom c’est RAHMA…..
C’est ainsi que j’ai fait la connaissance de cette vielle femme, j’étais de retour de Safi vers eljadida, 200km de route, 200km de nature, 200km que je devais passer sans me rendre compte du paysage que je défilait comme les pages d’une revue politique .a Safi tout le monde me souhaitait bon voyage,a 14km entre el oualidia et eljadida j’ai entendu un bruit bizarre venant du moteur de la voiture,il révolte ? ….peut être que c’est juste ces illusions ,le docteur m’a dis que le vacarme provoques des illusions et que je dois bien prendre congé pour aller passer mon temps a jouer les dames en plein nature.le bruit devient de plus en plus fort ,ah non…j’ai pas le choix ,tout doucement j’ai pris le coté droit de la route,et j’ai laissé la caisse s’arrêter toute seule ,ils disaient bon voyage,c’est comme s’ils appelaient les diables pour m’accompagner .ou suis-je ?nul part ,devant moi se dressaient des serres pour la culture des tomates ,plus une maison ,et derrière moi je voyais clairement une nappe de verdure le long de la cote ,par ci par la des points bougeaient :c’étaient des hommes …dieu merci
-que s’est il passé ?
J’ai sursauté comme un petit enfant surpris par sa mère entrain de voler de la confiture, le paysan avait une voix si forte désignant le ton dokkali ,ce genre d’homme qui quand il vous dis’ bonne nuit’ tu entend ‘crève salop’,tout doucement j’ai répondu :
-rien, ma voiture est en panne, y a-t-il un mécanicien ici ?
-makanisienne !!Non tu dois la réparer toi-même, tu es fou….
Je mentionne qu’on a gardé les moutons et les vaches ensemble ce paysan et moi
-alors ?
Il sourit et commence à crier, je me demandais pourquoi il crie qu’alors avec sa voix volcanique il parasitait les recherches de la NASA !!
-wa abkader …..Abkader !!!
Alors ce grand monstre s’appel Abdelkader !!2m10, 110kilos il est sortis d’entre les serres avec un couteau a la main, et déjà je pense que c’est pas mal de mourir ici a condition qu’ils m’enterrent mort !!
-y’a quoi ?
-va avec celui la a la maison, je vais voir si on peut lui trouver un makanisienne.
Le sourire d’Abdelkader ne me plait pas, ça me rappel ma femme quand elle me met sa potion magique de chez ‘lefkih’ dans la soupe.
-suit moi !
Suit moi, je me ventais de n’avoir jamais reçu un ordre direct non attaché a stp, qu’alors la je le reçois d’un ours bipolaire. On marchaient pas cote a cote mais vraiment je le suivait, comme la femme de mon voisin : lui il sort et elle avec un système gprs biologique incorporé le suit en gardant 30 cm d’écart.
L’intrus, monsieur de la ville, il a une voiture, c’est pour BACHIR ou RAHMA la veuve? ,c’est ce que je lisait dans les yeux de ces martiens cultivateur qui sortaient de n’importe ou pour voir ce que Abdelkader a capturé ,ils sortaient par tours sans se parler comme s’ils communiquent par….par…ah !j’ai un portable sur moi !eh oui la technologie ,j appellerais un makanisienne et je prend la fuite trouver une cachette et l’attendre… .vous n’avez jamais été en plein nuit tout seul et vous vous etes fait le plaisir de sortir devant la porte de votre maison fumer une cigarette ?,c’est jolie non ?,surtout quand le vent claque la porte derrière vous et que vous passez la nuit dehors a fouiller les poches de votre pyjama en disant que peut être vous y avaient mis les clefs avant de sortir ?,alors moi je vous partage le sort :y a pas de réseaux ici ,je suis hors zone !!!.....
a suivre....
Assis sur une banquettes dans ce wagon, les yeux mi-ouverts j entend le passage des roues sur le vide entre deux railles, faisant un bruit signalant en hurlant qu’un bout de temps s’est écoulé et ainsi qu’une distance est passée derrière.
Depuis combien de temps on est ici ? Et depuis combien de temps ces gens bavardent, fument, disputent, et crient ?nul ne sait .oui tu l’a deviné !on est en troisième classe,rien que regarder cette vieille femme ,affamée,fatiguée,ces hommes qui n’ arrêtent de faire semblant de mériter un billet de première classe,pour être sûre que tu y ,j évite de regarder mon voisin :ici juste un faux regard se transforme en exercice de tir ,portant on est tous en troisième classe,ils disent que ceux de la première classe ont le droit a un café gratuit,ah ..Qu’est ce que je donnerais pour une tasse de café, ils disent aussi qu’il n y a qu un seul homme a la première classe, bouf … portant elle doit être si vaste, je me demande s’il s’ennuie pas, le contrôleur m’a dis un jours de baisser mon regard et de jeter mon joint car ils nous regardait, je me rappel cette odeur !!!! Oh c est monsieur farok :
-tu pense trop !!
-oui c’est pour maigrir
-t’a entendu la meilleure
-non quoi encore, monsieur bassil a pris la place de madame petrou ?
-non, non …..Tu connais le mec de la première classe ? ben il est venu hier avec un autres gars pour jeter monsieur bassil encore une fois avec les bétails
-mon dieu !! Il va finir sa vie avec les vaches j en suis sûre
-mais non, cette fois c est provisoire, ils ont décidé de le jeter par la fenêtre.
-mais c est sauvage, qu’est ce qu il a fait cette fois ?
-ben on dit qu’il a un magnum dans la poche
-faut juste le lui enlever !
-enlever quoi ?
-le revolver bordel
-ils cherchent encore
-c est juste une poche !!
-oui mais monsieur haïm a dit qu’il l’a vu,une arme si longue de 1m50 avec une gâchette en argent
- c n’est pas un magnum alors, c’est un fusil
-si le monsieur de la première classe dit que c’est un revolver c’est que c’est un revolver.
Il pousse un long soupir
-on est plus en sécurité ici, les bon vieux temps sont passés
Oui les bon vieux temps sont passés,je me rappel mon père quand il me racontait comment monsieur Stein a brûlé le wagon de la deuxième classe pour passer a la première,mais aussi pour chasser monsieur ivanovic
-tu crois qu’il est encore parmi nous ?
Surpris je m exclame
-t’a dis qu’il est avec les bétails ?
-non je parle de ……de Baden Baden
Baden Baden, jamais il n a eu son billet, passager clandestin, tous les contrôleur le cherchent, il est passé pour un serveur et au bon moment il a cassé les deux chaises de monsieur première classe, qui est devenu furieux a tel point qu’il a changé toute la rangé gauche de notre wagon
-oui il est vivant
-lui aussi il mérite d’être avec les bétails
-ah, et pourquoi ?il a un missile dans la poche lui aussi ?
-non c est juste que monsieur première classe m’a promis de me donner son ancien jeans tu l a vu non ?et depuis que Baden a sauté on en parle plus
-et ?
-et je voulais qui il botte la dame d a coté, elle me vole mon pain chaque fois que je dort
-tu lui as parlé de ça la dame ?
-c est haim qui l’a vu, et chaque fois que je lui parle elle fait semblant d être sourde
Oui parfois il vaut mieux être sourd
-et les contrôleurs ?
-mon dieu, ils servent qu’à contrôler les billets, pour les bagarres ils demandent l avis de la première classe
Ma question n’étais pas une question car je sait que même le chauffeur est sous les ordres de monsieur première classe, et je sait même que….
-allez mon brave je te laisse ….ah en faite hier j ai vu monsieur hachim fouiller dans tes affaires…..
Je suis paralysé incapable de continuer a penser sachant que moi-même je ne suis qu un pion dans ce train qui a pleine vitesse nous emmène nul part, je baisse la tête et je me fait le plaisir de regarder passionnément cette vieille femme fatiguée, affamée, le regard fixe et absent tenant sur ses jambes un panier, pense t elle a gagner la première classe un jours ?